Débats d’archéologues

À la fin du 19e siècle, la collégiale portait le poids des ans. Un vaste chantier de restauration est entamé. Les porches, le mobilier et les vitraux sont aménagés dans le goût néogothique alors à la mode. Un grand débat intervient sur le bulbe qui va opposer les archéologues tenants de l’unité de style et les partisans du pittoresque local.

L’architecte Van Assche souhaite reconstruire des tours gothiques telles qu’elles ont pu être prévues à l’origine. En 1903, le ministre compétent rejette cette proposition et s’oppose ainsi à la puissante Commission royale des monuments et sites. Il semble que la première motivation du ministre fut d’ordre financier. Mais il s’appuyait aussi sur différents avis unanimes de l’administration communale, du gouverneur de la province, de l’évêque de Namur et, de façon évidente, de la majorité des Dinantais.

Le bulbe est donc restauré, consolidé et entièrement recouvert d’ardoises.